Harmon retira sa chemise et laissa le soin à la Présidente de faire son diagnostique. Elle regarda un moment les taches et les boutons qui étaient apparus sur le dos du Colonel.
«C'est pas beau à voir, fit Mackenzie, votre éruption cutanée se répend sur tout votre dos.»
«Et vous, ça va ?» demanda Harmon en remettant sa chemise.
«Moyennement, moi c'est mon bras gauche qui me démange.»
«Il serait plus prudent de ne pas se gratter.» fit Rabb tandis qu'il se dirigeait vers Ann Lang et Nathan Templeton.
«Le pauvre, j'espère qu'il va s'en sortir. Même si il est des plus agaçants, c'est quelqu'un agréable quand il veut.» soupira Mackenzie en regardant le le Président de la Chambre des représentants. Il était celui qui avait le plus de mal face au virus. Sans doute qu'à cause de son âge plus avançé, ses défenses immunitaires étaient affaiblis.
Paradoxalement à Templeton, c'était Ann Lang qui était la moins touché par les ravages du virus. Elle n'avait pas encore dévellopé d'éruptions cutanées alors que Mackenzie, Harmon et Nathan en étaient presque recouvert.
«Vous allez bien ?» lui demanda la Présidente.
«Oui, je me sens juste un peu fatigué.» répondit la secrétaire à la défense.
«C'est étrange que seul vous ne présentez encore de symptomes avancés.» intervint Rabb
«Je ne sais pas quoi vous répondre. Peut-être cela vient-il que je me sois fait vaccinée il y a à peine un mois pour mon dernier voyage au Rwanda.»
«Peut-être. Vous êtes sûre d'être humaine.» plaisanta-t-il. La secrétaire marqua un moment d'hésitation avant de répondre, comme si la question du militaire l'avait désarçonné.
«Oui... oui. Pourquoi cette question ?» Mais ce moment d'hésitation n'échappa pas à Mackenzie
«Pourquoi avez vous hésiter avant de répondre?»
«Mais... eh bien j'avoue que cette question m'a étonné. Faire de l'humour dans un moment pareil...» fit avec difficulté Ann Lang
«Eh bien détentez-vous Madame la secrétaire à la défense. Je ne voulais juste que détendre l'atmosphère. À croire que vous nous...» mais Harmon ne finit pas sa phrase.
«Qu'y a-t-il?» lui demanda Mackenzie
«Je ne sais pas, mais peut-être suis-je parano. Mais il est vrai que le fait que Madame Lang ne présente pas de symptômes est louche.»
«Qu'insinuez-vous?» le pressa la Présidente
«Rappelez-vous, avant que nous allions diner. Elle s'est absentée un moment, et étrangement, lorsqu'elle revient dans la salle de réception, le système de quarantaine s'est activé peu de temps après.»
«Vous voulez dire que ce serait elle qui est à l'origine de ce virus ?»
«Vous ne trouvez pas que tout coïncide trop bien, Madame ?» fit Harmon en direction d'Ann. Mackenzie et Rabb dévisagèrent la secrétaire à la défense.
La balle sortit dans un bruit de dément du canon de l'arme que Spencer tenait entre les mains. Elle fila droit vers le coeur de Chjara. Le temps sembla se ralentir pour cette dernière. À l'instant où l'arme avait été levé, elle avait compris ce qui allait se passer, mais n'avait pas réagit. Elle voyait le bout de métal, sifflant les airs, sans remarquer Steven Dell qui plongeait. Elle ferma les yeux, sentant sa fin proche. Elle s'attendit... elle s'attendit à un choc, à une douleur fulgurante dans la poitrine, mais rien à part un cri étouffé et un corps tombant au sol. Ses paupières se levèrent aussitôt, le major était allongé au sol, sa main posé sur une tâche rouge au niveau de son torse, tandis que Spencer le regardait, effaré, comprenant avec horreur sa bêtise. Il avait lâché son arme, elle gisait au sol, à ses pieds.
«Oh mon Dieu ! Mais qu'est-ce que j'ai fait ?!» balbutia-t-il
«Major !» s'écria Chjara, en se précipitant vers lui. :
«Moi qui avais faim, je viens de bouffer du plomb... ouah, ça fait mal. Spencer, la prochaine fois que vous vous mettez en colère, ne portez pas votre arme.» gémit Steven entre ses dents.
«Je... je ne sais pas, d'habitude je suis calme comme...» essaya de se plaidoyer le militaire. Chjara retira pendant ce temps la main de Dell de sa blessure et l'examina. . Son uniforme était tâché de sang, il y avait un trou entre les deux poumons. L'Artélienne espérait que la balle n'avait pas perforé un des poumons, sans quoi la vie du major Dell risquait de devenir courte.
«Ne vous inquiétez pas major, on va vous soigner.» lui fit-elle. Elle regarda autour d'elle, cherchant quelque chose pour bloquer le saignement. N'ayant rien sous la main, elle fut obligé d'arracher un bout de sa tunique beige Artélienne et appuya avec sur la blessure. Une vie valait plus qu'un habit, aussi important soit-il.
La secrétaire à la défense soutient sans sourciller les regards de la Présidente des Etats-Unis d'Amérique et du Colonel Harmon Rabb.
«Vous ne trouvez pas que tout coïncide trop bien, Madame ? Le fait que deux minutes après votre retour dans la salle de réception le système de quarantaine s'allume, et surtout le fait que vous soyez la seule à ne presque pas avoir de symptômes ?» fit Harmon. Pour seule réponse, Ann se mit à rire :
«Je savais bien que vous seriez une épine dans mon pied Colonel. Je n'aurais pas dû vous laisser faire parti de cette expédition : vous êtes bien trop perspicace.» fit-elle alors que ses yeux se mirent à étrangement briller. Harmon et la Présidente reculèrent.
«Qu'est-ce que...» balbutia Mackenzie
«Goa’uld... c'est une Goa’uld. Voilà pourquoi elle n'est pas autant atteint par ce virus que nous. Son symbiote la préserve.» expliqua Harmon
«Les Goa’uld? J'ai lu plusieurs rapports du SG-C les concernant. Ce sont des parasites aliens qui ont besoin d'hôtes pour survivre. Mais comment se fait-il qu'ils aient pû parasiter des membres du gouvernement?»
«Il y a déjà plusieurs années que les Goa’uld se sont infiltrés dans les différents gouvernements de notre planète. Nous pensions les avoir tous démasqués, mais il semblerait qu'il en reste encore.»
«Et oui, les coupa Ann, vous ne pouvez pas vous rendre compte jusqu'où influence s'étant dans les sphères du pouvoir. Mais maintenant que vous avez percé mon identité, appellez-moi Sekmeth! Je suis la responsable des épidémies et la messagère de la mort, la Déesse du carnage et de la guerre.»
«C'est donc vous qui êtes à l'origine de ce virus. Mais pourquoi, dans quel but ?» interrogea Mackenzie en s'avançant vers elle.
«Vu que votre vie va bientôt s'éteindre, je peux tout vous dévoiler. La mort de la Présidente des Etats-Unis d'Amérique sera un coup dur pour cette expédition. Le Conseil de Supervision International déciderait donc de ne plus financer les recherches sur Ithaque. Tout le personnel serait rappellé sur Terre...»
«Et après, une fois que la cité aurait été vide, les Goa’ulds en auraient profité pour s'y installer. C'est ça ?» demanda Harmon
«Exact. Ma mission est de discréditer le projet Stargate Odyssée aux yeux du Pentagone, afin que les derniers membres de la Confrérie, au travers du CIS mettent la main sur Ithaque. Mais malheureusement pour vous, nous avons déjà gagné. Il ne vous reste plus que quelques jours à vivre. Le virus aura bientôt raison de vous.»
«Quel est ce virus ?»
«Il se nomme le L.A.K.4. Il fut accidentellement créé dans les années 1990. Au début ce devait être un vaccin antiviral expérimental pour un entérovirus du type Coxsackie. Le responsable de l'expérimentation fut le Docteur Toshira. Mais le LAK4 s’est révélé, après test, développer un virus mutant particulièrement redoutable. La tolérance du vaccin fut de 5 % de souris vivantes au 5ème jour.»
«5 jours ? Quels sont les étapes de ce virus ?» interrogea Harmon.
«Les différentes phases d’évolution après contamination sont : 1) l'invasion par le virus : pas de symptômes, pas de contamination. Durée : 24h. 2) Fièvre chez sujet humain plus maux de tête intenses, fatigue, sueurs contaminantes. Durée : 24h. 3) Fièvre, agressivité exacerbée, Fatigue. Durée : 24h. 4) Paralysies régressives, éruptions cutanées sur le corps chez sujet humain,
agressivité violente plus syndromes paranoïdes, le contacts avec la peau est contaminants. Durée : plus pou moins 24 heures. 5) Décès 24 heures plus tard. Lors de l'expérience, les rats se sont entretués ou sont morts de méningite. Les conclusions à l'époque furent l'obtention d'un virus mutant très dangereux obtenu à partir d'une souche banale de Coxsackie par manipulation génétique.»
Harmon et Mackenzie Allen furent interloqués par les paroles de la Sekmeth. Harmon regarda sa montre:
«Il ne nous reste plus que vingt d'heures devant nous.»
Tous les membres de la cité d'Ithaque étaient sous le choc de la nouvelle que venait de leur apprendre le Colonel Harmon Rabb par tout les canaux radios de la cité. Il ne leur restait plus que dix-neuf heures avant que le virus LAK4 ait fini son oeuvre mortuaire. Certains individus furent malheureusement déjà fauché par la maladie.
Aux laboratoires médicaux, deux des scientifiques, travaillant sous les ordres du docteur Jivana Raksha, furent soudainement pris de convulsions avant de mourir de méningite. Quant à la fièvre provoqué par le virus, elle emporta avec elle le capitaine Havok de l'escorte présidentielle, et quatres autres personnes. Mais le plus atroce furent les excès d'agressivités et de paranoïas qu'engendra le virus. Six personnes furent grièvements blessés par un violent excès de démence de la part du lieutenant Parker qui leur tira à bout portant avec son Beretta, avant de se suicider avec la dernière balle.
Dans la salle de contrôle et d'activation de la Porte des Etoiles, le sergent Meyers comptait lui aussi les minutes qui le séparait de la mort. Il était enfermé dans cette pièce avec trois autres personnes. Ils étaient tous en proies à la terrible fièvre. C'est alors que soudainement, l'un deux tomba au sol, le corps secoué de violents spasmes, et la bave commençant déjà à écumer de sur ses lèvres. Les deux autres scientifiques se précipitèrent sur lui pour l'aider. Mais le sergent Meyers resta stupéfiait de voir, à travers la baie vitrée de la pièce, la Porte des Etoiles s'activer et un vortex en surgir. Il vit le bouclier essayer de s'activer pour obstruer le passage, mais en vain car une équipe d'une trentaine de personnes sortirent du vortex. Ils étaient tous équipés de combinaisons de protection et de tout un matériel médical.
Le sergent Meyers leurs fit de grands signes à travers la vitre pour attirer leurs attentions tandis que le scientifique étaient secoués par des spasmes de plus en plus violents, annonçant bientôt la fin. Les hommes en combinaisons le remarquèrent et se précipitèrent vers la salle de contrôle. Ils découpèrent la porte au chalumeau et pénétrèrent dans la pièce. Meyers crut reconnaître par derrière les casques de protections, le docteur Carson Beckett qui vint porter secours au scientifique, et le docteur Rodney Mckay qui se précipita vers une console pour essayer de débloquer le système de quarantaine.
Trois heures plus tard, Mackenzie Allen se réveilla, ouvrant avec difficulté ses paupières. Elle fut d'abord éblouit par la vive lumière qui régnait dans le secteur médicale d'Ithaque. Elle essaya de se relever mais n'en trouva pas les forces.
«Du calme. Restez allongée Madame la Présidente, vous êtes sauve.» lui fit un médecin. Mackenzie lui souri. Elle tourna la tête et vit à côté de son lit, le major Steven Dell. Il avait un bandage sur tout le torse.
«Que vous est-il arrivé major?» demanda-t-elle au chef de son escorte personnelle.
«Rien de si grave... je me suis juste pris une balle.» essaya-t-il de ricaner pour détendre l'atmosphère. Macklenzie lui souri.
Une fois que la Présidente des Etats-Unis d'Amérique fut remise sur pied, elle fut invitée en salle de réunion où l'attendait Nathan Templeton, le Docteur Elizabeth Weir, le Docteur Fletcher, le Général Landry, le Colonel Harmon Rabb, ainsi que Robert Woosley, membre du CSI (le Conseil de Supervision Internationnal).
«Comment vous sentez-vous Madame la Présidente ?» lui demanda poliment le Général Landry
«Bien. Je reprends doucement mes forces. Mais comment avez-vous su que nous avions des problèmes sur Ithaque.» interrogea-t-elle
«Et bien lorsque nous avons vu que vous ne reveniez pas sur terre après les trois jours de visite d'Ithaque établit par votre planning, nous nous sommes immédiatement douté que quelque chose n'allait pas. Nous avons donc essayer d'ouvrir un vortex vers la cité, mais le bouclier était actif pour une raison que nous ignorons. Nous avons donc contacté le Docteur McKay pour qu'il nous aide à forcer le passage en désactivant à distance le bouclier d'Ithaque.»
«Et comment avez-vous su que nous étions victimes d'un virus ?»
«Et bien nous avons reçu l'aide d'un informateur des plus inattendue. Le Goa’uld prénommé Ba'al, a contacté le SG-C. Il nous a mit au courant des plans de la secrétaire à la défense Ann Lang, ou du moins le Goa’uld qui se faisait passer pour elle.»
«Mais pourquoi Ba'al vous aurez renseigner de sa propre initiative ?»
«Il semblerait qu'il ait une dent contre Sekhmet. Vraisemblablement elle l'aurait jadis trahis auprès d'autres grands maitres Goa'Uld. Pour le moment, nous ne savons pas comment il a été au courant des plans de la secrétaire à la défense.»
«Si je comprend bien, c'est grâce à lui que vous nous avez sauver ?»
«En quelque sorte, intervint Robert Woosley, après que Ba'al ait contacté le SG-C, nous avons préféré mener notre enquête pour vérifier la véracité de ses dires. En effet, les laboratoires pharmaceutiques Horizon nous ont appris qu'il leur manquait une dose d'un virus hautement dangereux dont ils nous ont fournis le seul antidote connu à ce jour. Quant à Ba'al, nous ne savons pas encore pourquoi il a agit de la sorte, mais nous doutons fortement qu'il essayera dans tirer une quelconque dette.»
«J'ai bien peur qu'un jour il fasse valoir son dut.» soupira Mackenzie
FIN DE L'EPISODE.