Intérieur - Salle de réunion
Elizabeth : Pourquoi Ford s’en est-il pris à Lucas ?
John : Il travaille avec Michael.
Elizabeth : Pourquoi ?
Teyla : Comme Michael n’arrive pas à ses fins, il a racontait la prophétie au Lieutenant Ford ce qui la poussait à se mettre du côté de Michael.
McKay : Et Michael n’arrivant pas à kidnapper Lucas, il veut sûrement trouver un moyen de séparer sa conscience ancienne de sa conscience humaine. De ce fait il pourrait disposer du pouvoir des anciens existant en Lucas. D’où leur accord commercial avec un peuple plus avancé technologiquement.
Ronon : Le problème c’est que cette fois il a faillit avoir Lucas.
Elizabeth : C’est pour ça que désormais il restera sur Atlantis. Il n’est pas question qu’il aille autre part qu’ici ou sur le continent.
John : Oui c’est mieux comme ça.
Elizabeth : Et ce que nous ne savons toujours pas c’est comment Michael a pu avoir connaissance de la prophétie. Nous l’avons trouvé dans la bibliothèque des Anciens sur Atlantis.
Teyla : Peut-être y a-t-il une ou plusieurs copies dans Pégase.
Ronon : Ce qui voudrait dire que Michael a trouvé une des cités anciennes.
McKay : Malheureusement nous ne pouvons pas écarter cette possibilité.
Lucas arriva accompagné de Beckett. Aussitôt dans la pièce, il lâcha la main de Carson et courut jusqu’à sa mère.
Elizabeth : Carson pourquoi n’est-il pas à l’infirmerie ?
Beckett : Après son bilan, il voulait venir vous voir.
Elizabeth : Il va bien ? Il n’a rien ?
Beckett : Non tout va bien. Il a une santé de fer.
Lucas : Je veux rester avec toi.
Elizabeth : Bien sûr que tu restes avec moi. Merci Carson.
Il lui fit un signe de la tête avant de partir.
Ronon : Je peux te poser une question Lucas ?
Lucas lui fit signe que oui.
Ronon : Comment tu as fait pour…
Lucas : C’est pas moi.
Elizabeth : C’est pas toi ?
Il fit signe d’un non de la tête.
Teyla : Alors comment ?
Lucas : C’est les anciens.
John : Les anciens t’ont protégé ?
Lucas : Voui.
McKay : Tu peux me dire comment c’était ?
Elizabeth : McKay !
Lucas : Quand le Dart est tombé il y a eu une lumière blanche autour de moi.
Elizabeth : L’essentiel que tu n’ais rien.
John : Je suis d’accord. Et demain je t’apprendrais à faire du skate.
Lucas : Cool.
Elizabeth : Quoi ? Vous voulez que je fasse une attaque.
John : J’oserais jamais vouloir ça Elizabeth.
Lucas rigola de la situation. Weir avait l’air contente qu’il sourit, au moins il pensait à autre chose.
***
« Lucas s’est mit à rire quand John lui a dit qu’il allait apprendre à faire du skateboard. John est toujours parvenu à le faire rire même dans les moments difficiles. Il s’en fait toujours pour son bien-être et il est toujours là pour lui quand il en a besoin, ça me rassure. S’il m’arrivait quelque chose, je sais que Lucas serait entre de bonnes mains. Dire qu’il y a bientôt 6 ans, j’ai du perdre l’homme que j’aimais pour pouvoir avoir le petit homme de ma vie. Même si Lucas est le plus grand bonheur de ma vie, les Anciens m’ont pris beaucoup et j’espère pouvoir avoir un jour ce qu’ils m’ont enlevé si on m’en donne l’occasion. Mais je ne perds pas à l’esprit que ce qu’ils m’ont donné est une bénédiction, je m’en rends compte à chaque fois que je vois mon fils, à chaque fois qu’il parle ou qu’il court.
Il commence à me poser des questions sur son père comme je l’ai déjà dit dans le journal de ce jour mais je ne sais pas quoi lui répondre. Malgré son anniversaire dans quelques jours, je n’ai toujours pas trouver le courage de dire à John que Lucas est son fils, même si je sais qu’il le considère déjà comme tel et qu’il serait heureux en l’apprenant, je n’ai pas le droit de changer sa vie du tout au tout. Pourquoi a-t-il fallu que les Anciens le fassent régresser et lui fasse perdre ces souvenirs de quand il était un élevé ? Ce serait tellement plus facile s’il se rappelait tout de lui-même. Qu’est-ce que je dis ? Sa aurait été bien plus facile s’il s’était souvenu de tout depuis le début. Aujourd’hui il est son parrain, je ne peux pas faire mieux. Un jour arriverais-je à tout leur dire ? Je l’espère. Mais pas demain, ni après-demain…»
***
Intérieur - Bureau du Dr Weir
John arriva dans son bureau, Weir appuya sur le bouton STOP de son magnétophone.
Elizabeth : Ah, John.
John : Je vous dérange ?
Il s’assit en face d’elle, sur une des chaises.
Elizabeth : Non, je terminais juste le rapport pour la terre.
John : Je vois.
Elizabeth : Merci pour avoir changé les idées de Lucas tout à l’heure.
John : Vous savez c’est super le skate.
Elizabeth : Peut-être mais il est hors de question qu’il en fasse.
John : Oui je m’en doutais.
Cette remarque la fit sourire.
John : Oh fait où est-il ?
Elizabeth : Il dort. Je l’ai couché puis je suis venue ici.
John : Je crois que je vais faire comme lui.
Il se leva et en sortant s’adressa à elle une dernière fois.
John : À demain.
Elizabeth sourit une nouvelle fois.
Elizabeth : À demain John.
Elle réenclencha le bouton ENREGISTREMENT du magnétophone et reprit :
***
« … Cependant René Descartes a écrit : « Il n’y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir sinon nos pensées. » C’est pour ça que moi Elizabeth Weir, je vous confie les miennes. Car ma vie n’a peut-être pas était extraordinaire mais je sais que celle de mon fils le sera, il est promis à de grandes choses. Je pourrais vous dire que c’est une intuition mais non. Il y a des choses comme son destin et le don des anciens pour l’avenir qui sont indéniables. Ainsi, la prophétie que Meardon que nous terriens connaissons sous le nom de Merlin à écrit il y a plus de dix mille ans : « un jour l’enfant, devenu homme, mettra fin à l’obscurité et amènera la lumière parmi les siens. » Connaissant mon fils c’est ce qu’il fera. J’ai confiance en lui, en l’homme qu’il deviendra. Journal personnel d’aujourd’hui, terminé.»
***
Intérieur - Bureau du Dr Weir
Elle appuya sur le bouton STOP de son magnétophone et le posa sur son bureau. Sheppard arriva.
Sheppard : Finalement McKay a trouvé quelque chose d’intéressant dans cette fameuse bibliothèque ?
Elizabeth : Non, rien qui ne mérite notre attention…
Sheppard : Alors je peux aller me coucher l’esprit tranquille.
Il repartit en empruntant la passerelle qui mène jusqu’à la salle de contrôle. De son côté, elle afficha la date sur l’écran d’ordinateur de son bureau. La date 18 octobre 2006 s’afficha.
Elizabeth : …pour le moment.
Elle respira profondément et tourna sa chaise du côté de la salle de la porte des étoiles.
FIN
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L'âme de l'homme est immortelle, et à un moment elle vient à une fin, qui est appelé mort, et à un autre elle renaît, mais ne périt jamais...